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Gauvain

Gauvain ne compte pas parmi les plus célèbres des chevaliers de la Table Ronde, mais son nom est relativement connu des amateurs de la légende arthurienne. Par ailleurs, quiconque connait la série Kaamelott a en tête le personnage comique joué par Aurélien Portehaut.

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Gauvain (Aurélien Portehaut) et son acolyte Yvain (Simon Astier) dans Kaamelott

Dans les textes médiévaux, Gauvain est en fait très loin de ce jeune homme naïf et un peu complètement immature que l’on connait.

La famille de Gauvain

Gauvain est le fils du roi Lot d’Orcanie (archipel des Orcades) et de Morgane (ou Morgause ou Anna), la demi-sœur du roi Arthur. À ce titre, il est le neveu d’Arthur. Il est aussi le frère (ou demi-frère) de Mordred, d’Agravain, de Gaheris et de Gareth.

Le personnage de Gauvain dans la littérature

Dans la plupart des textes, Gauvain est décrit comme le meilleur chevalier de la cour d’Arthur. Il est doté d’une force remarquable et sait faire preuve de retenue. Il est un modèle de courtoisie, passant son temps, avec son cousin et ami Yvain, à secourir les demoiselles en détresse. Son honneur est mis à l’épreuve dans un célèbre récit du XIVe siècle : Sire Gauvain et le Chevalier vert.

Bien qu’il soit connu comme quelqu’un de fort, sa force est variable selon l’heure de la journée. Elle est à son paroxysme à midi, mais décroit lorsque le soleil se couche.

Le Chevalier vert

Son aventure avec le Chevalier vert est l’un des récits arthuriens les plus connus.

Un jour, un mystérieux chevalier à la peau verte arrive à la cour du roi Arthur et met à l’épreuve les chevaliers présents : il lance un défi à quiconque osera le relever, celui de lui donner un coup avec sa propre hache. Celui qui relèvera le défi aura le droit de conserver la hache, mais devra se faire rendre ce coup un an plus tard. Gauvain accepte le défi et parvient à décapiter le chevalier vert, malgré lui. Or, à la stupéfaction générale, ce dernier ne tombe pas mais s’en va chercher sa tête et repart, après avoir donné rendez-vous à Gauvain à la Chapelle verte un an plus tard.

Quelques mois après, Gauvain se met en route et passe la veille de Noël dans le château de Hautdésert, accueilli par le seigneur Bertilak, qui l’assure que la Chapelle verte n’est pas loin. Gauvain rencontre la femme du seigneur Bertilak, qui est d’une grande beauté.

Le lendemain de Noël, Bertilak propose un jeu à Gauvain : au cour de son séjour chez lui, Gauvain devra remettre à son hôte chaque soir tout ce qu’il aura gagné dans la journée, et Bertilak fera de même. Gauvain accepte. Le seigneur de Hautdésert part alors à la chasse tandis que sa femme entreprend de séduire Gauvain. Le chevalier refuse ses avances, mais l’autorise à lui donner un baiser. Le soir, Bertilak revient avec un cerf, qu’il remet à Gauvain, tandis que ce dernier donne un baiser à son hôte sans lui dire qui il l’a reçu.

Le lendemain, Bertilak rapporte un sanglier et Gauvain deux baisers. Le troisième jour, la femme de Bertilak est plus insistante envers Gauvain et souhaite, en plus de trois baisers, lui remettre une bague en or. Gauvain refuse mais accepte sa ceinture verte brodée d’or, qui aurait le pouvoir de protéger son porteur de toute blessure. Au retour de Bertilak, Gauvain remet les trois baisers, en échange d’un renard, mais garde le silence quant à la ceinture, craignant de faire démasquer l’épouse infidèle.

Le lendemain, Gauvain se rend à la Chapelle verte, où l’attend le Chevalier vert, comme convenu. Là, il s’agenouille devant lui, prêt à recevoir le coup promis. Le Chevalier vert lève sa hache et, avant qu’elle ne s’abatte, Gauvain se retire, dans un moment de frayeur. Le bourreau se moque de lui et Gauvain se remet en position, honteux. Le Chevalier s’apprête à donner un deuxième coup, mais sa hache s’arrête juste au dessus de son cou. Enfin, il lève une troisième fois son arme et l’abat sur le cou de Gauvain, mais la lame de la hache de nait qu’effleurer la peau, n’y laissant qu’un entaille.

Surpris d’être toujours en vie, Gauvain se relève promptement, refusant de recevoir un coup de plus. Alors, le Chevalier vert éclate de rire, dévoilant sa véritable identité : il n’est autre que le seigneur Bertilak, et les trois coups qu’il lui a donnés correspondaient aux trois tentations de son épouse. L’entaille qu’il a reçu n’est que sa punition pour avoir accepté la ceinture verte sans l’avoir remise au seigneur ensuite.

Cette aventure était en fait une mise à l’épreuve de Morgane, qui avait ensorcelé Bertilak.

Les avatars de Gauvain aujourd’hui

Au cours des dernières années, Gauvain a eu plusieurs visages, dans les différentes adaptations cinématographiques et télévisées arthuriennes.

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